La BMW i4 occupe une place particulière dans la gamme électrique BMW. Contrairement à l’iX3, conçu comme un SUV, ou à l’i5, positionnée comme grande routière, l’i4 reprend le format du Gran Coupé : quatre portes sans encadrement supérieur, ligne de toit fuyante, grand hayon et position de conduite relativement basse. Elle associe ainsi une carrosserie proche d’un coupé à la polyvalence d’une familiale cinq places.
Lancée en 2021 sous le code G26, l’i4 est produite à Munich sur une architecture flexible également utilisée par la Série 4 Gran Coupé thermique. BMW avait néanmoins prévu dès le développement la possibilité d’y intégrer une chaîne de traction 100 % électrique. Le modèle n’est donc pas une Série 4 convertie après coup, même s’il partage une grande partie de sa structure, de son habitacle et de son châssis avec elle.
En septembre 2026, la gamme allemande comprend quatre versions : i4 eDrive35, i4 eDrive40, i4 xDrive40 et i4 M60 xDrive. Les deux premières sont des propulsions à un moteur, les deux autres disposent de deux moteurs et de la transmission intégrale électrique. La puissance s’étend de 286 à 601 ch, tandis que les autonomies WLTP maximales actuelles vont jusqu’à 613 km sur l’eDrive40.
Le marché allemand est particulièrement intéressant parce qu’il réunit désormais plusieurs phases techniques : les premières eDrive40 et M50 de 2021-2023, les eDrive35 arrivées ensuite, les modèles restylés à partir de l’été 2024, puis les voitures produites depuis l’été 2025 avec l’électronique de puissance optimisée et, au sommet de la gamme, la M60 qui remplace la M50.
Pour BAM-Mandataire, une comparaison sérieuse doit donc identifier la version, la date de production, la capacité de batterie, la puissance de recharge, les équipements et la garantie restante avant de se concentrer sur le prix.
L’i4 se distingue de nombreux véhicules électriques par sa silhouette. Elle mesure environ 4,78 mètres de long pour 1,85 mètre de large et 1,45 mètre de haut, avec un empattement de 2,856 mètres.
Le conducteur est assis plus bas que dans un SUV électrique. La batterie étant intégrée sous le plancher, le centre de gravité est bas malgré une masse supérieure à deux tonnes selon les versions. BMW a également conservé des réglages de châssis destinés à préserver un comportement proche de celui d’une grande berline sportive.
La carrosserie comporte cinq portes : les quatre portes latérales et un grand hayon. Le coffre offre 470 litres, extensibles à 1 290 litres lorsque la banquette arrière est rabattue. Cette configuration constitue l’un des grands intérêts de l’i4 face à certaines berlines électriques tricorps dont l’ouverture de coffre est beaucoup plus étroite.
La gamme actuelle peut également tracter jusqu’à 1 600 kg de remorque freinée lorsque la configuration le permet. Pour un véhicule électrique de ce type, cette capacité rend possible l’usage d’une petite caravane, d’une remorque ou d’un porte-vélos sur attelage, en tenant naturellement compte de l’impact du poids et de l’aérodynamique sur l’autonomie.
Lors du lancement commercial de l’i4, la version principale est l’eDrive40.
Elle utilise un moteur électrique synchrone à excitation externe sur l’essieu arrière. La puissance atteint 250 kW, soit 340 ch, et le couple maximal 430 Nm. Le 0 à 100 km/h est aujourd’hui annoncé en environ 5,6 secondes.
La batterie d’origine possède une capacité brute de 83,9 kWh. L’architecture électrique reste en 400 volts, mais BMW soigne la gestion thermique et la courbe de recharge. Dès le lancement, la puissance de charge DC pouvait atteindre 200 kW.
L’eDrive40 devient rapidement la version de référence pour les gros rouleurs : autonomie supérieure à celle de la version sportive, propulsion, puissance déjà importante et consommation plus faible.
La seconde version disponible au lancement est la BMW i4 M50 xDrive.
Elle ajoute un moteur sur l’essieu avant et utilise donc une transmission intégrale électrique. La puissance système atteint 400 kW, soit 544 ch, et le couple maximal 795 Nm.
BMW annonce 3,9 secondes pour passer de 0 à 100 km/h. Le niveau de performances est donc déjà celui d’une sportive, tout en conservant cinq places, un coffre de 470 litres et un hayon.
La M50 reçoit également une définition de châssis plus sportive et une présentation M plus marquée. Elle appartient à la famille des BMW électriques à caractère M Performance et ne doit pas être confondue avec une M3 ou M4 développée selon une architecture BMW M différente.
Sur le marché d’occasion allemand, la M50 est aujourd’hui très présente. Elle peut devenir financièrement attractive face à la nouvelle M60, mais son autonomie et son efficience sont inférieures aux versions les plus récentes.
BMW élargit ensuite la gamme avec l’i4 eDrive35.
Elle conserve un seul moteur arrière mais développe 210 kW, soit 286 ch, et 400 Nm. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 6,0 secondes et la vitesse maximale à 190 km/h.
Sa principale différence concerne la batterie. Les données actuelles indiquent 67,1 kWh nets, pour environ 70,3 kWh bruts. Cette capacité plus faible réduit le poids et le prix mais aussi l’autonomie maximale par rapport à l’eDrive40.
La recharge rapide atteint aujourd’hui jusqu’à 180 kW. BMW annonce environ 32 minutes pour passer de 10 à 80 % lorsque la batterie est correctement conditionnée et que la borne peut délivrer la puissance nécessaire.
Pour un utilisateur qui recharge à domicile et parcourt rarement plus de 250 à 300 km dans la même journée, l’eDrive35 peut constituer une solution très rationnelle. En occasion, son prix doit cependant être comparé à celui d’une eDrive40 plus ancienne, souvent disponible pour un budget proche.
BMW actualise l’i4 à l’été 2024.
Le dessin général reste immédiatement reconnaissable, mais la signature lumineuse évolue avec des éléments verticaux pour les feux de jour et les clignotants. La calandre reçoit un nouveau traitement et des feux arrière utilisant une technologie issue de la M4 CSL deviennent disponibles en option.
L’habitacle évolue lui aussi. Le BMW Curved Display reste au centre de la planche de bord, mais l’interface passe à BMW Operating System 8.5 avec QuickSelect. L’objectif est de donner un accès plus direct aux fonctions utilisées fréquemment, notamment la navigation et la climatisation.
Les sièges avant chauffants, l’éclairage d’ambiance et plusieurs équipements sont enrichis selon les marchés. La gamme propose aussi de nouvelles selleries, de nouveaux inserts et davantage de possibilités M Sport.
Pour un acheteur d’occasion, les modèles produits à partir de juillet 2024 représentent donc une phase facilement identifiable. Ils conservent l’architecture technique de l’i4 d’origine mais bénéficient d’une présentation et d’une interface plus récentes.
Le restylage 2024 introduit également une version importante : l’i4 xDrive40.
Elle utilise deux moteurs et développe 295 kW, soit 401 ch, pour 600 Nm. Le 0 à 100 km/h est réalisé en 5,1 secondes et la vitesse maximale atteint 200 km/h.
Cette version vise le client qui souhaite quatre roues motrices sans aller jusqu’au niveau de puissance et au budget d’une M50 ou d’une M60.
Elle conserve la grande batterie, avec 81,3 kWh nets dans la documentation allemande actuelle. Son autonomie WLTP 2026 est comprise entre 483 et 546 km selon la configuration.
L’i4 xDrive40 peut être particulièrement intéressante pour une utilisation en montagne ou dans les régions où les conditions hivernales sont fréquentes. Pour un conducteur roulant principalement en plaine, l’eDrive40 reste cependant plus légère et offre davantage d’autonomie.
BMW fait évoluer une nouvelle fois l’i4 à partir de juillet 2025.
Les i4 eDrive35 et eDrive40 reçoivent des composants en carbure de silicium dans l’électronique de puissance. BMW annonce une réduction de consommation d’environ 4,5 % grâce à ces nouveaux onduleurs.
Les capacités de batteries ne changent pas, mais l’autonomie progresse. La marque annonçait alors jusqu’à 513 km pour l’eDrive35 et 612 km pour l’eDrive40 selon la configuration.
Cette évolution est importante en occasion parce qu’elle montre qu’une i4 produite en 2025 peut être sensiblement plus efficiente qu’une voiture de même badge produite deux ou trois ans auparavant.
Il faut donc regarder la date de production et pas uniquement la première immatriculation, particulièrement sur les véhicules de stock ou de démonstration.
La même évolution de gamme remplace la M50 par la BMW i4 M60 xDrive.
La puissance système passe à 442 kW, soit 601 ch, tandis que le couple reste à 795 Nm. Le 0 à 100 km/h tombe à 3,7 secondes.
BMW annonce actuellement une autonomie comprise entre 434 et 551 km WLTP selon la configuration, contre des valeurs plus basses sur la M50 qu’elle remplace.
La M60 utilise toujours deux moteurs et la transmission intégrale électrique. Sa batterie affiche 81,1 kWh nets dans la documentation allemande 2026.
L’intérêt de cette version ne se résume donc pas aux 57 ch supplémentaires par rapport à la M50. Elle bénéficie aussi des optimisations d’efficience intervenues sur la gamme et peut parcourir davantage de kilomètres entre deux charges malgré ses performances supérieures.
La documentation BMW Allemagne de juillet 2026 confirme quatre variantes.
L’eDrive35 développe 286 ch et 400 Nm en propulsion. L’eDrive40 développe 340 ch et 430 Nm, également en propulsion. L’xDrive40 passe à 401 ch et 600 Nm avec deux moteurs. La M60 xDrive atteint 601 ch et 795 Nm.
Les performances s’échelonnent de 6,0 secondes pour le 0 à 100 km/h sur l’eDrive35 à 3,7 secondes sur la M60. L’eDrive40 demande 5,6 secondes et l’xDrive40 5,1 secondes.
Les vitesses maximales sont respectivement de 190, 190, 200 et 225 km/h.
Cette hiérarchie est beaucoup plus lisible qu’elle ne l’était au début de carrière : eDrive35 pour le prix et l’usage quotidien, eDrive40 pour l’autonomie, xDrive40 pour la motricité et M60 pour les performances.
Les valeurs allemandes actuelles sont particulièrement utiles pour comparer les versions.
L’i4 eDrive35 affiche 424 à 514 km WLTP. L’eDrive40 atteint 505 à 613 km. L’xDrive40 se situe entre 483 et 546 km. La M60 xDrive annonce 434 à 551 km.
Ces plages illustrent l’influence des équipements, des roues et des pneumatiques. Une i4 équipée de grandes jantes et de pneus sportifs peut perdre plusieurs dizaines de kilomètres d’autonomie homologuée par rapport à la configuration la plus efficiente.
Pour un achat d’occasion, il est donc préférable de regarder la valeur WLTP spécifique au véhicule lorsqu’elle est disponible plutôt que de reprendre uniquement l’autonomie maximale annoncée dans les brochures.
L’eDrive40 reste en 2026 la version de référence pour celui qui privilégie les longs trajets : elle associe la grande batterie à un seul moteur arrière, ce qui limite la masse et les pertes énergétiques.
La gamme actuelle utilise deux familles de capacité.
L’eDrive35 dispose de 67,1 kWh nets.
L’eDrive40 et l’xDrive40 disposent de 81,3 kWh nets dans la documentation allemande de juillet 2026. La M60 est indiquée à 81,1 kWh nets.
Ces différences doivent être prises en compte lorsqu’on compare les annonces. Une eDrive35 récente peut offrir une gestion plus efficiente qu’un ancien modèle, mais elle conserve une réserve énergétique inférieure à celle d’une eDrive40.
La batterie est intégrée dans le plancher et participe à la rigidité de la structure. Elle alimente également le système de chauffage et de refroidissement qui gère à la fois l’habitacle, le groupe motopropulseur et la batterie haute tension.
La puissance de recharge a elle aussi évolué.
L’eDrive35 accepte aujourd’hui jusqu’à 180 kW en courant continu. Les eDrive40, xDrive40 et M60 montent à 205 kW.
BMW annonce environ 32 minutes pour passer de 10 à 80 % sur l’eDrive35 et environ 30 minutes sur les trois versions à grande batterie.
Après dix minutes de recharge rapide, BMW annonce selon la version, l’équipement et les conditions jusqu’à environ 194 km récupérés sur l’eDrive35, 209 km sur l’eDrive40 et autour de 185 km sur les xDrive40 et M60.
Ces chiffres ne constituent pas une promesse de puissance constante. La courbe dépend du niveau de charge initial, de la température de batterie, de la borne et de la consommation récente.
Le préconditionnement de la batterie avant l’arrivée à une borne rapide reste donc essentiel pour approcher les meilleures performances.
Toutes les i4 actuelles acceptent jusqu’à 11 kW en courant alternatif.
BMW annonce environ sept heures pour une recharge complète de l’eDrive35 et environ huit heures trente sur les versions à grande batterie lorsque la borne peut fournir 11 kW.
Cette puissance est suffisante pour la plupart des usages domestiques. Une voiture branchée le soir peut généralement repartir chargée le lendemain matin.
Contrairement au nouvel iX3 Neue Klasse, l’i4 actuelle ne propose pas une architecture 800 volts ni une recharge DC à 300 ou 400 kW. Elle appartient à une génération technique différente.
Cela ne rend pas ses 205 kW insuffisants, mais un conducteur qui effectue très fréquemment de longues étapes doit intégrer cette différence dans sa comparaison avec des modèles électriques plus récents.
Les i4 restylées sont compatibles avec la fonction Plug & Charge sur les infrastructures et contrats compatibles.
Une fois le service correctement configuré, le véhicule peut s’identifier à la borne sans nécessiter systématiquement une carte physique ou une application. BMW a intégré cette fonction lors de l’évolution 2024.
Cette fonction simplifie l’utilisation sur certains réseaux rapides, mais elle dépend du contrat de recharge, de la borne et de l’activation du service.
Lors de l’achat d’une voiture allemande d’occasion, le transfert du véhicule vers le compte du nouveau propriétaire et la réinitialisation des services connectés doivent donc faire partie de la prise en main.
BMW équipe l’i4 d’une suspension pneumatique arrière de série.
Cette solution contribue à compenser les variations de charge et le poids de la batterie, tout en préservant le confort et la stabilité.
Selon les versions et finitions, la voiture peut également disposer d’une suspension adaptative M et de réglages de direction plus sportifs.
Sur une occasion, le fonctionnement de la suspension doit être vérifié. Une voiture qui présente une différence de hauteur inhabituelle, un message d’erreur ou des bruits de train roulant mérite une analyse plus approfondie.
Les M50 et M60, souvent équipées de grandes roues, sollicitent particulièrement les pneus et les éléments de suspension.
Pour de nombreux acheteurs, la vraie comparaison se situe entre eDrive35 et eDrive40.
Les deux sont des propulsions et proposent une expérience de conduite proche. L’eDrive35 dispose déjà de 286 ch et réalise le 0 à 100 km/h en 6 secondes, ce qui est largement suffisant pour une familiale.
L’eDrive40 ajoute 54 ch, mais son principal avantage est surtout sa batterie plus importante : 81,3 kWh nets contre 67,1 kWh.
L’écart d’autonomie maximale actuelle approche 100 km. Pour un conducteur effectuant souvent de longues étapes, l’eDrive40 justifie donc facilement son surcoût.
Pour un utilisateur qui parcourt 50 à 100 km par jour et recharge à domicile, une eDrive35 bien équipée peut être beaucoup plus rationnelle.
L’eDrive40 reste une propulsion de 340 ch. L’xDrive40 ajoute un moteur avant, porte la puissance à 401 ch et le couple à 600 Nm.
Le gain est sensible en accélération et surtout en motricité. L’xDrive40 est plus rassurante sur neige, sur chaussée humide ou pour un usage régulier en montagne.
La contrepartie est un poids supérieur. BMW annonce environ 2 120 kg à vide pour l’eDrive40 et 2 260 kg pour l’xDrive40 dans la documentation allemande actuelle.
L’autonomie maximale passe parallèlement de 613 à 546 km.
Pour un conducteur roulant principalement en plaine, l’eDrive40 reste donc souvent le choix le plus efficient. Pour un usage alpin régulier, l’xDrive40 prend davantage de sens.
Les annonces allemandes vont continuer pendant plusieurs années à mélanger M50 et M60.
La M50 développe 544 ch et 795 Nm, avec un 0 à 100 km/h en 3,9 secondes. Elle reste extrêmement performante et peut devenir très attractive en occasion après décote.
La M60, produite à partir de juillet 2025, porte la puissance à 601 ch et descend à 3,7 secondes.
Sur la gamme actuelle, elle affiche aussi une autonomie maximale de 551 km et bénéficie des dernières optimisations d’efficience.
Un acheteur doit donc éviter de payer une M50 tardive au prix d’une M60 simplement parce que les deux voitures ont une présentation très proche.
À l’inverse, une M50 bien équipée, garantie et proposée avec un écart de prix important peut représenter une excellente opportunité.
Une i4 eDrive35 ou eDrive40 peut recevoir une finition M Sport et ressembler fortement à une version haut de gamme.
Le Pack M Sport modifie la présentation, les boucliers, les jantes, le volant, les sièges et certains réglages de châssis selon la configuration.
Il ne transforme pas l’eDrive40 en M60.
La M60 utilise deux moteurs, 601 ch, une transmission intégrale électrique et une définition M Performance spécifique.
Cette distinction doit être faite sur le VIN et la désignation exacte, pas uniquement à partir des photographies de l’annonce.
Le marché allemand comporte de nombreuses i4 issues du leasing ou de véhicules de direction. Leur niveau d’équipement varie fortement. Les options les plus intéressantes selon l’usage comprennent :
BMW confirme notamment sur la phase restylée l’évolution de l’éclairage, de l’affichage, des aides à la conduite et des équipements M Sport.
Deux voitures identiques sur le papier peuvent donc présenter une différence importante de valeur d’usage. Une eDrive40 très bien équipée peut être plus intéressante qu’une xDrive40 plus chère mais pauvre en options.
Sur une électrique, les roues ne sont pas uniquement une question esthétique.
Des jantes plus grandes impliquent généralement des pneumatiques plus larges, davantage de résistance au roulement et souvent une aérodynamique moins favorable.
Les plages WLTP officielles montrent directement cet effet. Une eDrive40 peut être homologuée entre 505 et 613 km selon sa configuration.
Pour un conducteur qui privilégie les longs trajets, des roues de diamètre raisonnable peuvent donc être plus pertinentes que les plus grandes jantes proposées avec le Pack M Sport.
Elles réduisent aussi le coût de remplacement des pneumatiques et peuvent améliorer le confort.
Les premières i4 ont désormais plusieurs années et certaines dépassent 100 000 km.
La capacité restante de la batterie devient donc un élément important du dossier.
BMW utilise la notion de State of Health, ou SOH, pour exprimer la capacité maximale disponible d’une batterie d’occasion par rapport à son état neuf. Le constructeur indique disposer d’une procédure de contrôle rapide permettant d’évaluer cet état.
L’autonomie affichée au tableau de bord ne doit pas être utilisée seule pour juger la batterie. Elle dépend de la température, de la climatisation, du chauffage, de la vitesse et des derniers trajets.
Un diagnostic de batterie est beaucoup plus pertinent pour comparer deux voitures de même âge et kilométrage.
BMW prévoit une garantie étendue spécifique pour les batteries haute tension de ses véhicules 100 % électriques.
Pour les modèles concernés comme l’i4, la couverture peut aller jusqu’à 8 ans ou 160 000 km, selon la première limite atteinte.
BMW prévoit également une protection contre une perte excessive de capacité, avec une capacité utile minimale garantie de 70 % par rapport à l’état neuf, sous réserve des conditions du certificat de garantie.
Sur une voiture de 2022 ou 2023, une part importante de cette couverture peut donc subsister.
Lors d’une importation, BAM-Mandataire vérifie la date de première mise en circulation, le kilométrage et les conditions de garantie applicables à l’exemplaire ciblé.
La batterie haute tension est intégrée sous le plancher.
Un choc sous la caisse ou une déformation importante mérite donc une attention particulière, même lorsque la carrosserie extérieure semble intacte.
Lors d’une inspection indépendante, le soubassement doit être examiné pour rechercher les traces de frottement, d’impact ou de réparation à proximité du pack batterie.
Un simple pare-chocs repeint n’a évidemment pas la même signification qu’un choc ayant touché le plancher.
Sur les voitures accidentées, il faut également vérifier les factures de réparation et les éventuelles interventions sur les systèmes haute tension.
L’i4 récupère une partie importante de l’énergie lors des décélérations, ce qui réduit l’usage des freins mécaniques. BMW propose d’ailleurs plusieurs stratégies de récupération, allant d’un fonctionnement adaptatif à une conduite plus marquée « une pédale ».
Cela ne signifie pas que les freins doivent être ignorés. Une voiture qui roule beaucoup en récupération peut présenter des disques peu sollicités, avec corrosion ou usure irrégulière selon son environnement.
Les pneumatiques sont encore plus importants. Le poids supérieur à deux tonnes et le couple instantané peuvent accélérer leur usure, particulièrement sur les M50 et M60.
Nous vérifions l’usure intérieure et extérieure, la marque, les dimensions, la date et la cohérence entre les quatre pneus sur les versions xDrive.
L’i4 a connu un fort succès comme véhicule de société en Allemagne.
Le marché d’occasion comprend donc de nombreux retours de leasing de deux à quatre ans.
Ces véhicules peuvent afficher 60 000, 90 000 ou plus de 100 000 km tout en ayant été principalement utilisés sur autoroute.
Un kilométrage élevé n’est pas automatiquement défavorable sur une électrique. Le SOH, l’historique de recharge, l’état des pneumatiques, de la carrosserie et du châssis sont plus instructifs qu’un simple chiffre au compteur.
Une voiture allemande de flotte correctement entretenue peut donc être un excellent achat si son SOH et son état général sont cohérents.
L’i4 partage sa carrosserie générale avec la Série 4 Gran Coupé thermique.
Les dimensions et le coffre sont très proches, mais la conduite et l’usage diffèrent profondément.
L’i4 bénéficie du silence, du couple instantané et d’un coût énergétique potentiellement faible lorsque la recharge est effectuée à domicile. Elle est aussi plus lourde et dépend davantage de la planification de recharge sur les longs trajets.
La Série 4 thermique conserve une autonomie beaucoup plus rapidement récupérable et offre notamment des motorisations diesel adaptées aux très gros kilométrages.
Le choix entre les deux doit donc être guidé par l’accès à la recharge et le profil de déplacement plutôt que par le seul prix d’achat.
L’i5 est plus longue, plus spacieuse et davantage orientée vers le confort de grande routière.
L’i4 est plus compacte, plus basse et conserve une présentation de Gran Coupé. Elle peut aussi être sensiblement plus accessible en occasion.
Pour un couple ou une famille qui n’a pas besoin du volume d’une Série 5, l’i4 offre un excellent compromis entre dynamisme et praticité.
Le hayon et ses 470 à 1 290 litres de capacité constituent notamment un avantage important pour transporter des bagages ou du matériel sans passer à un SUV.
Le marché domestique BMW offre un grand nombre d’exemplaires et de configurations.
Il est plus facile d’y trouver une eDrive40 M Sport avec Driving Assistant Professional, affichage tête haute, Harman Kardon et attelage, ou une xDrive40 dans une couleur précise.
La profondeur du marché permet aussi de comparer les phases techniques : ancienne eDrive40, restylage 2024, modèle optimisé 2025 ou M50 face à M60.
L’intérêt de l’importation ne doit donc pas être résumé à une remise fixe.
Sur une électrique qui peut décoter rapidement, la qualité de la batterie, l’équipement, la garantie restante et le prix futur de revente peuvent avoir autant d’importance que l’écart initial entre l’Allemagne et la France.
Une i4 n’émet pas de CO₂ à l’échappement et n’entre donc pas dans la logique du malus CO₂ applicable aux véhicules thermiques.
L’importation reste toutefois soumise aux règles administratives et fiscales propres aux transactions intracommunautaires.
Un véhicule de moins de six mois ou ayant parcouru moins de 6 000 km peut être considéré comme neuf au regard des règles de TVA intracommunautaire. Cette situation doit être vérifiée avant l’achat afin de déterminer correctement le traitement de la TVA en France et en Allemagne.
Pour une occasion plus ancienne, BAM-Mandataire vérifie également les documents allemands, le certificat de conformité, la situation de TVA et les règles françaises applicables à la date d’immatriculation.
Pour un usage quotidien avec recharge à domicile et un budget contenu, l’eDrive35 de 286 ch est déjà largement suffisante. Sa batterie de 67,1 kWh nets et ses 424 à 514 km WLTP répondent à la majorité des déplacements.
L’eDrive40 reste le choix le plus cohérent pour les longs trajets. Avec 340 ch, 81,3 kWh nets et jusqu’à 613 km WLTP, elle combine autonomie, performances et efficience.
L’xDrive40 de 401 ch s’adresse à ceux qui souhaitent quatre roues motrices sans passer à la M60. Son autonomie reste confortable mais le second moteur ajoute du poids et réduit légèrement l’efficience.
Une M50 de 544 ch peut devenir particulièrement intéressante en occasion si son prix a suffisamment baissé depuis l’arrivée de la M60.
La M60 de 601 ch représente le sommet actuel : performances très élevées, transmission intégrale et autonomie maximale supérieure à celle de l’ancienne M50.
Le choix ne doit toutefois pas être guidé uniquement par la puissance. Sur une électrique, la batterie, la recharge, les roues, les options et le type de trajets sont souvent plus importants au quotidien que l’écart entre 340 et 600 ch.
Une recherche d’i4 commence par le kilométrage quotidien, la possibilité de recharge à domicile ou au travail, la fréquence des longs trajets et le besoin éventuel de transmission intégrale.
BAM-Mandataire définit ensuite la version, l’année, le kilométrage maximal, le niveau d’équipement et le budget total.
Nous analysons les annonces professionnelles allemandes et européennes, l’historique, la configuration, la garantie batterie restante et les éventuelles réparations.
Sur une i4 de plusieurs années, un contrôle du SOH peut compléter le dossier. Une inspection indépendante peut également vérifier le soubassement, les pneumatiques, les freins, la carrosserie, la peinture et le fonctionnement des systèmes de recharge et d’assistance.
L’objectif n’est pas d’acheter automatiquement l’i4 allemande la moins chère. Il est de trouver la bonne combinaison entre batterie, efficience, équipements, historique et prix final.
En 2026, cette sélection est particulièrement importante : une eDrive40 de 2022 et une eDrive40 produite après l’été 2025 portent le même nom mais n’offrent pas exactement la même efficience ; une M50 et une M60 se ressemblent fortement mais diffèrent de 57 ch ; et l’apparition de l’xDrive40 permet désormais d’obtenir quatre roues motrices sans choisir la version la plus extrême
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